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NOUS TE SALUONS Ô TOI NOTRE DAME

La princesse Charlène de Monaco, épouse du prince Albert II de Monaco a accouché de jumeaux le 10 décembre 2014 au centre hospitalier Princesse-Grace. Gabriella Thérèse Marie est née à 17h04 et son frère Jacques Honoré Rainier deux minutes plus tard.

 

Mariage du Prince Albert II et de la Princesse Charlène - 2 juillet 2011

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MIRACLE A MONACO

Le fait marquant du mariage princier qui restera sans nul doute longtemps gravé dans les mémoires, fut incontestablement la remise du bouquet de fleurs de la princesse Charlène à la Vierge Marie dans la chapelle Ste Dévote.

Devant des millions de téléspectateurs, l'ancienne nageuse olympique Sud-africaine fraîchement couronnée a eu du mal à contenir des larmes chargées d'émotion, alors qu'elle et son époux venaient de prêter attention, devant les reliques de Sainte Dévote, à un chant d'hommage à la Vierge Marie, "Couronnée d'étoiles", interprété par Marie-Clotilde Würz De Baets, soprano, et sa fille de 11 ans Julie.

On a donné beaucoup d'explications, de raisons, pour justifier la sincérité, la beauté, la pureté de l'événement, moment fort du mariage princier qui a indéniablement soutiré à beaucoup des larmes d'attendrissement, de bonheur et de joie.

Qu'est ce qui a pu provoquer un tel déversement d'amour ? Car il ne peut être question que de cela, d'un torrent d'Amour et de bonté dissimulé sous une tendre émotion et abreuvé par le penchant philanthropique dont la jeune princesse en est empreint.
On connaît son attachement pour les enfants défavorisés et ses actions caritatives, peut être est-ce, du coup, la présence et la prestation d'une jeune enfant qui ont mis à nue sa sensibilité ? Mais cela reste une explication comme une autre. Ainsi, les commentaires alimentées de suppositions diverses, bonnes ou moins bonnes, qui ont accompagné cet événement, ont dégagé une curiosité bien naturelle de la part des commentateurs dont la plupart, bien sûr, n'avaient jamais entendu ce très beau chant à la Gloire de la Vierge Marie (*1), pour preuve, "qu'il pouvait provenir d'Afrique du Sud".

Charlène connaissait certainement ce cantique, de part de nécessaires et probables répétitions liées au mariage. Mais la princesse est encore peu familiarisée avec la langue française, aussi, pouvait elle avoir conscience à ce moment là du poids et de la portée des mots qui auraient pu provoquer son émotion ?
La dévotion à la Vierge Marie a t elle pris soudainement une dimension réelle à ses yeux, alors que sa conversion est récente, rendue indispensable par l'adoption de la religion d'Etat (*2) qu'est le catholicisme par la principauté de Monaco, et tandis que sa foi était nourrie jusqu'alors par la religion protestante ?

Mais la raison, somme toute, n'est pas la plus importante, diront certains. Elle a pleuré sous le coup de l'émotion faisant partager à beaucoup son bonheur et relevant du coup la popularité et l'estime de la principauté aimée, éprouvée, décriée depuis le couronnement de Grace Kelly. Point final, affaire classée !

L'histoire ne devrait retenir uniquement cela ? L'émotion seulement ? Et l'action de Dieu dans tout ceci ?
"Banalisé", rejeté comme l'Enfant de la crèche, l'homme tend à refuser Son appel pressant à la conversion. Aussi, si les églises sont beaucoup moins fréquentées que par le passé, Dieu n'a pas eu à forcer des barrages pour se faire entendre ce samedi là.
C'est cela le miracle de Monaco !
Au delà d'images d'un beau visage étincelant ou ruisselant, accompagnée d'une belle musique dont on a pu entendre encore qu'elle pouvait ressembler à un répertoire de style profane, Dieu est venu s'installer doucement dans les foyers dont l'engouement pour la cérémonie religieuse a fait exploser l'audimat.

Désormais, on ne pourra plus chanter ce cantique à la Vierge dans les églises sans avoir une pensée émue pour la Princesse. Et ceux qui reverront à nouveau Son Altesse Sérénissime la princesse Charlène sur le petit écran, entonneront peut-être ce chant dans leur tête, jusqu'alors inconnu pour eux, et, par la grâce de Dieu, se tourneront-ils vers Marie dont la vocation est de les conduire à son Fils Jésus et à leur Rédemption !

"Nous te saluons ô Toi Notre Dame, Marie Vierge Sainte que drape le soleil, couronnée d'étoiles... ", comment à travers ces mots, ne pas rester insensible
à la salutation de l'Ange Gabriel dans l'annonciation faite à la Mère de Dieu, « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »,
à son Fiat, « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » ,
à la prière de l'Angélus
, commémorant l'annonciation et constituant le Mystère de l'Incarnation, " L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie - Et elle conçut du Saint Esprit. - Voici la Servante du Seigneur - Qu’il me soit fait selon votre parole. - Et le Verbe s’est fait chair - Et il a habité parmi nous. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ,
à la Visitation à sa cousine Elisabeth, «Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni le Fruit de Votre sein ! »
au Magnificat, « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s'est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leur trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais... » ,
à la Nativité, grande révélation de Dieu aux hommes, "Un Sauveur vous est né",

à son Immaculée Conception,
à son Assomption, à ses innombrables manifestations dans le monde semblables à la constellation de la voûte céleste,
au miracle de Cana, « Faites tout ce qu’il vous dira »,
à la passion du Christ, ( couplet 2 du cantique ) "Tu es restée fidèle, mère au pied de la croix. Soutiens notre espérance et garde notre foi. Du côté de ton fils, tu as puisé pour nous L'eau et le sang versés qui sauvent du péché",
à la promesse de Notre-Dame de Fatima : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. », que révèle encore l'Apocalypse (12,1), "Un signe grandiose parut dans le ciel : une femme revêtue de soleil, la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête"
à la récitation du Rosaire, signe de la présence de Dieu, arme préconisée par Marie pour se défendre contre le Mal et pour donner une orientation à l'homme "... Sainte Marie, mère de Dieu, Priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort, Amen ".

Dans ses nombreuses apparitions, pour rappeler au monde que Dieu existe, qu'en Dieu est la plénitude de la vie, la Vierge Marie soutient l'espérance du chrétien. "Aurore du Salut", "Avocate"," Médiatrice des grâces", "Mère de tendresse" et combien tant d'autres titres encore, Marie, "l'Arche de la nouvelle Alliance" s'efforce d'appliquer son plan de "sauvetage", aspirant à un nouveau titre, celui de "Corédemptrice".

Oui, comment rester insensible à tant de Royauté que drape Marie ? Comment, tout simplement, ne pas fondre lorsque la profondeur de son Amour envahit les coeurs jusqu'à percevoir alors les paroles du Christ "Voici ta Mère" ? Comme il est doux à ce moment là d'esquisser un geste d'abandon, à la manière de Saint Jean, de Sainte Marguerite-Marie, et d'entendre : "Regarde ce Coeur qui a tant aimé le monde et que les hommes n'ont pas aimé en retour" (*3).

"Aurore du Salut" pour un monde déboussolé, où règne le parjure, le mensonge, le meurtre, le vol, l'adultère, la corruption, les guerres, en Toi nous est donné l'espoir.
Le miracle de Monaco, c'est déjà le triomphe du Coeur Immaculé de Marie annoncé. On ne peut imaginer qu'il n'en appellera pas d'autres. Pourquoi pas en France, grand terroir de sainteté par le passé, celle qui détient le titre honorifique, lourd de responsabilité, de la fille aînée de l'Eglise ?
"Chercher avec Toi dans nos vies les pas de Dieu" (*4), "Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemins vers Dieu."(*5)

Princesse Charlène, merci de nous avoir fait rêver dans un monde où l'obscurité tend à le recouvrir. Que la simplicité qui vous anime, l'humilité qui vous élève, et le rayonnement que vous dégagez n'en soient pas altérés. Que la Vierge Marie vous accompagne vous et votre époux durant toute votre vie. Que Dieu vous comble de Ses bienfaits et vous accorde la multitude dont vous pouvez espérer.

Nous te saluons ô Toi notre Dame, Toi qui a mis au monde le Sauveur !

J. de C.

(*1) C'est ce chant qui accompagne la lecture de la page internet de notre site sur les apparitions de la Vierge Marie http://apotres.amour.free.fr
(*2) La constitution monégasque garantit cependant la liberté du culte.
(*3) Sacré Coeur - Paray le Monial
(*4) Cantique "Chercher avec Toi dans nos vies les pas de Dieu, Vierge Marie"
(*5) Cantique "La première en chemin, Marie"

Chronique parue à "VOICI TA MERE" Août 2011


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Biographie Charlène Wittstock


Mariage civil

 

SAINTE DEVOTE

Selon sa légende, la jeune Divota serait née au hameau de Quercio, sur la commune de Lucciana (Corse)le 27 janvier 284, même si de rares voix discordantes font état d’une naissance à Nice, menant une enfance très pieuse elle connu hélas le martyr sous le règne de l’Empereur romain Dioclétien.
Ce dernier étant devenu César en 285 semblait avoir voué son règne à la lutte contre le christianisme, cette "religio illicita", et pour tout dire celui qui était surpris en train de s’adonner à la foi était puni d’une mort aussi sure que douloureuse. Il faut dire en effet que Dioclétien était descendant de Jupiter et de la parenté d’Hercule, ce en quoi réside sans doute le pourquoi du comment.
Toujours est-il que la Corse, une terre soumise à Rome et qui était le plus proche et le plus sûr refuge pour les futurs martyrs de ce règne policier et sanguinaire n’allait pas être un havre de paix. Cela fut la règle de toutes les îles "italiques" puisque par exemple Sainte Lucie reçu le martyr en Sicile à la même époque que Divota.
De fait l’Empereur romain chargea un dénommé Barbarus de gouverner l’ile sous le plus strict respect des lois, ce que ledit gouverneur, fidèle à son nom, s’empressa de faire d’autant qu’il appris que Divota, la jeune dévote qui avait pour coutûme de s’adonner à la prière dans la grotte de Nepiticcia, avait trouvé refuge chez un noble de nos contrées dénommé Eutice qui habitait à Mariana (commune actuelle de Lucciana) alors colonie romaine.
Devant les résistances dudit noble à lui livrer la jeune fille, il ne fit pas dans la demi mesure et fit empoisonner le récalcitrant avant de s’attacher à faire renier ses croyances à la future martyre. Bon joueur Barbarus demanda en premier lieu à la jeune fille de sacrifier aux dieux mais fort mécontent de son refus, décida de la faire passer au supplice pour ce refus d’apostasier. << Laisse ton Dieu crucifié, lui dit Barbarus, et adore le génie de l’empereur.>>
<< A Dieu ne plaise, j’appartiens à Jésus >>
On raconte ainsi que Divota fut trainée les pieds et poings liés jusqu’au lieu où loin d’en venir à renier sa foi elle succombera sous les coups et tortures, ce lieu ne serait autre que celui qu’occupe l’église Santa Maria Assunta de Lucciana, soit la Canonica. Cathédrale Santa Maria Assuntà de Lucciana, dite la Canonica.
Ici, la légende diverge puisque s’il est admis qu’une colombe serait sortie de la bouche de la suppliciée à l’instant même de son dernier soupir, selon certains elle parla et déclara que Divota serait désormais sainte patronne de la Corse, selon d’autres elle se posa simplement sur la dépouille mortelle que deux hommes, des croyants, eurent pour mission de déposer dans une barque a destination d’ailleurs. Cette mission qu’ils reçurent d’un ange, ils l’honorèrent puisqu’ils trouvèrent tant la barque que le pécheur qui allait la conduire vers une calme sépulture.
C’est là que, chez les seconds, la colombe recouvre toute son importance, car Gratien, le pécheur, avait du mal à démarrer pour la bonne et simple raison qu’il ne savait pas ou conduire sa barque entendit la voix de Divota qui lui conseilla de suivre le vol de la colombe et que celle-çi lui indiquerait le lieu où il faudrait s’arrêter ; ainsi fut fait jusqu’au côtes monégasques, là où s’élevait une petite chapelle dédiée à Saint Georges.

Le culte de Sainte Dévote Sainte Dévote est à juste titre honorée par les monégasques, elle est ainsi Sainte Patronne tant de la principauté que de la famille princière, à ce titre plusieurs journées de célébration sont prévues chaque année dans différents lieux de Monte-Carlo, les 26 et 27 janvier (ont met, entre autres actes commémoratifs, le feu à une barque de pêche comme il le fut peut-être fait en 304).
En Corse le culte de la Sainte n’eut pas le même succès que dans ce qui sera la future principauté de Monaco, mais comment pouvait-il en aller autrement si l’on tient compte de la taille respective de ces deux endroits et surtout de l’époque. Quoiqu’il en soit ce seront bien les monégasques qui participeront à la reconnaissance de la sainteté de la martyre en Corse, notamment en organisant le trajet de deux reliques vers la Corse aux XVIIe et XVIIe siècle.
Les corses se ré-approprièrent alors quasi-immédiatement Sainte Dévote à qui, on raconte, ils confièrent le haut patronage de la Corse en 1731 au début de la Révolution de Corse, les nationaux partant à l’assaut des troupes génoises sous les cris de "Santa Divota", ou encore par le fait de la création par le Général en chef de la nation corse, d’un ordre de chevalerie dont les membres portaient comme signe distinctif un médaillon à l’effigie de la Sainte.
Ce Saint patronage sera finalement consacré par un décret de la Congrégation des Rites en date du 14 mars 1820 qui fera de sainte Dévote l’égal de Sainte Julie (Santa Giulia) en Corse.
C’est évidemment à Lucciana que la ferveur est actuellement la plus présente dans l’île, la commune entretenant à ce titre d’excellentes relations avec son homologue princière (elle sont ainsi jumelées depuis 2008).
A noter au titre de ces bonnes relations que le Prince régnant de Monaco, Rainier III, qui était venu avec son fils Albert le 9 juin 2003 se recueillir en la Cathédrale de la Canonica à Lucciana sur les lieux mêmes du martyr y a fait don d’une statue à l’effigie de la Sainte, ou encore que par acte solennel du 26 septembre 2009 la petit commune Corse de Lucciana devint la première localité de France a être jumelée avec la principauté de Monaco lors d’une nouvelle visite d’Albert, devenu prince régnant suite au décès de son père.
Lors de cette visite le Prince Albert II posa la première pierre du Centre de conservation et d’études de la Mariana destiné à accueillir les vestiges des fouilles archéologiques qui ont encore lieu dans cette commune. (Source http://www.corsicanews.net)

Voir par ailleurs : http://www.curagiu.com/saintedevote.htm